SOPHROLOGIE

Les représentations de la sophrologie
''Détente, relaxation, respiration'' sont les représentations les plus courantes de la sophrologie exprimées par les personnes que je reçois mais aussi par certains sites internet. Si la sophrologie aborde des techniques de détente et de respiration, elle est loin néanmoins de se réduire à une simple ''boîte à outils'' ou à du ''prêt-àporter'' confié à un client, elle est bien plus que cela.

Pour mieux comprendre ce qu'est la sophrologie, arrêtons-nous un instant sur son origine.


Un peu d'histoire...
Le mot Sophrologie est créé en 1960 par Alfonso Caycedo, neuropsychiatre d’origine colombienne.

Il remet en cause certains traitements psychiatriques comme les électrochocs, néfastes pour les patients selon lui. Il souhaite alors développer une nouvelle approche des maladies mentales et pour cela il va s’intéresser dans un premier temps à l’hypnose et autres méthodes suggestives (training autogène de Schulz, tension/détente de Jakobson) permettant une modification de l'état de conscience du patient sans altération de sa conscience toutefois.
Puis, en 1962, il rencontre le psychiatre suisse Binswanger (1881-1966) spécialiste de la phénoménologie, courant philosophique qui se concentre sur l'étude des phénomènes sans jugement ni critique, de l'expérience vécue et des contenus de conscience. Ce courant reste un pilier de la sophrologie actuelle.

Ludwig Binswanger conseille à Alfonso Caycedo de se rendre en Inde afin d’étudier le yoga.
C'est ainsi qu'en 1965, Caycedo part en Orient durant 2 ans. Il apprend le yoga dynamique du sud de l’Inde. Il rencontre également la méditation au Tibet et s'initie à l’enseignement Zen au Japon. C'est à la suite de ce long voyage que le psychiatre met au point les relaxations dynamiques du 1er, du 2ème et du 3ème degré inspirées de ces enseignements orientaux (il en existe 12 aujourd'hui).

Praticiens

Karine LECOMTE

06 74 04 50 08

klecomte.sophro.at@gmail.com

 


En 1977, il décide d’ouvrir la profession de sophrologue aux personnes n’ayant pas de formation médicale ou paramédicale, c'est la naissance de la sophrologie sociale.


Un peu d'étymologie...
Le mot sophrologie vient du grec ancien ''Sos'' (bien portant, serein, harmonieux), ''Phren'' (la conscience) et ''Logia'' (l'étude). Autrement dit, la sophrologie vise l'harmonie de la conscience.


Qu'est-ce que la sophrologie ?
La sophrologie est une méthode psycho-corporelle qui va permettre d'observer notre vie, notre environnement (famille, profession, amis, …) avec un nouveau regard, un point de vue plus objectif et plus authentique.
La sophrologie est un peu l'école de la vie, de la liberté, puisqu'elle nous met en capacité de regarder, écouter, sentir et ressentir ce qui se passe en nous et autour de nous sans jugement afin de prendre (ou reprendre) conscience de ce qui est bon pour nous, de ce qui l'est moins et de nous en libérer. Ainsi nous pouvons réguler nos attitudes, nos actes, nos paroles, nos pensées, en fonction de nos vraies valeurs.

 

Elle développe plus particulièrement deux aspects de l'individu :
• la qualité de conscience, c'est-à-dire mieux se connaître, être plus connecté à soi (corps, mental, émotions)
• la capacité d'adaptation et d'action en fonction de ce que nous vivons et de notre environnement.


La véritable finalité de la sophrologie n'est pas tant de savoir se détendre mais davantage de savoir comment ne plus avoir besoin de se détendre.

La sophrologie, ce n'est pas de la magie ! L'implication du sophrologue et celle de son client sont essentielles. Chaque technique spécifique transmise par le sophrologue doit s'inscrire dans une démarche personnalisée et nécessite un entraînement quotidien de la part du client qui devient ainsi co-thérapeute, acteur de son épanouissement.


La sophrologie peut être utilisée dans le secteur médical ou social et humain, elle peut être abordée à but :
• Préventif, pour un mieux être au quotidien, une meilleure gestion de ses émotions. Cet aspect est souvent abordé lors de séances collectives mais il est tout à fait possible d'effectuer ce travail individuellement.
• Pédagogique, pour se préparer à divers événements de notre vie (examens, compétitions, grossesse et accouchement, chimiothérapie, …)
• Thérapeutique, pour se libérer de blocages inconscients, de souvenirs douloureux, d'une charge émotionnelle importante, nous empêchant de vivre sereinement le moment présent.


Concrètement..
Pour qui ?
Vous l'aurez compris plus haut, mon domaine de prédilection est ''l'enfant / l'adolescent''. Ceci dit, la sophrologie s'adresse à tous, enfants, adolescents, adultes, séniors, femmes enceintes, jeunes mamans avec leur bébé. Elle ne demande aucune aptitude physique particulière.


Pour quoi ?
Les champs d'application de la sophrologie sont multiples, en voici quelques-uns :
• détente, relaxation
• gestion du stress, des conflits
• confiance en soi, estime de soi, image de soi
• sommeil et endormissement
• difficultés de l'enfants, de l'adolescents (relations, regards des autres, déccrochement scolaire, concentration et mémoire ...)
• accompagnement du deuil (décès, séparation, ...)
• gestion de la douleur et de la peur de la douleur
• accompagnement de la maladie (cancer, ...)
• préparation mentale d'examens, de compétitions, d'épreuves diverses, ...
• accompagnement de la grossesse, de la parentalité


Comment ?
Une séance dure entre 1h15 et 1h30 pour les adultes, entre 15 et 45 min pour les enfants selon leur âge et maturité, il est recommandé de suivre des séances hebdomadaires et aussi de s'entraîner quotidiennement à son domicile autant que faire se peut.
1/ L’anamnèse : Lors du premier entretien, le sophrologue recueille les informations utiles et nécessaires à la future prise en charge du client. Après, il s'agit d'un dialogue pré-sophronique permettant de faire un bilan de la période écoulée depuis la dernière séance et recevoir de nouvelles informations utiles éventuellement à la suite du protocole.
2/ La relaxation dynamique ou RD : C'est une succession de gestes, effectués debout ou assis, synchronisés avec la respiration, entrecoupés de pauses d'intégration – récupération. Il ne s'agit pas ici de se détendre mais d'activer la dynamique psychophysique et de développer la conscience qu'à l'individu de son corps, son mental, ses émotions.
3/ La sophronisation : Le patient est ensuite assis ou allongé, comme il le souhaite, et se laisse guider par la voix lente et monotone du thérapeute (le terpnos logos) qui l’accompagne vers un état modifié de conscience, entre veille et sommeil (le niveau sophroliminal), un état de relaxation profonde.
4/ Le dialogue post-sophronique : S'il le désire, le patient exprime ses ressentis à l'issue de la séance, ce qui permet au thérapeute d'affiner ou réguler sa prise en charge.
Le sophrologue n'est pas un magicien et ne peut donc pas prévoir rigoureusement le nombre exact de séances quel que soit son protocole. Il peut l'évaluer et le présenter à son client après le premier entretien, mais ce nombre est voué à varier puisque le thérapeute s'adapte à la réalité objective de la personne qui le consulte.


De plus, la sophrologie ne se substitue pas à un suivi médical et /ou psychologique voire psychiatrique. Ainsi, dans certains cas spécifiques, il m'est possible de refuser momentanément de suivre une personne ou d'interrompre le protocole en cours pour le bien ou la sécurité de la personne.

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